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L’entreprise résiliente, et si c’était nous ?

La résilience est un concept bien connu à l’échelle individuelle. Mais à l’échelle de l’entreprise, un peu moins ! Pourtant, la résilience en entreprise prend tout son sens dans l’environnement actuel, particulièrement instable et incertain. Les sociétés font en effet face à un choc global de nos jours, un enchainement de crises dont il faut sans cesse se remettre. Une entreprise résiliente est la clé pour s’en sortir. Qu’entend-on par ce terme au juste ? Et comment construit-on une entreprise résiliente ? On vous explique.

Résilience ?

À l’origine, la résilience est un terme de physique qui définit la capacité de résistance d’un corps ou d’un matériau à un choc ou à une déformation. Depuis, le terme a été développé dans d’autres domaines. Le Larousse le définit comme suivant :

  • En psychologie : aptitude d’un individu à se construire et à vivre de manière satisfaisante en dépit de circonstances traumatiques.
  • En écologie : capacité d’un écosystème, d’un biotope ou d’un groupe d’individus à se rétablir après une perturbation extérieure (incendie, tempête, défrichement, etc.).
  • Enfin, en informatique : capacité d’un système à continuer à fonctionner, même en cas de panne.

En tant que sportive de haut niveau, la résilience je connais bien. Je dirais même que c’est une de mes qualités principales, étant sans cesse confrontée aux échecs, blessures, déceptions et envies d’arrêter. Sans résilience je n’aurais pas été bien loin, j’aurais en effet probablement arrêté au bout de la première grosse blessure ou premier mauvais résultat en compétition.

Avec la résilience, j’ai été sélectionnée en Equipe de France Jeune d’escalade, 3 semaines après m’être déchiré les ligaments du pied. Avec la résilience, j’ai participé aux Tournois de Qualifications Olympiques en 2024, 9 mois après m’être fracturé le pied, 3 mois après m’être déchiré une poulie dans le doigt et en pleine sciatique. Avec la résilience, j’ai atteint mon plus haut niveau en extérieur, 1 an après m’être fait opérer du pied et en pleine période de grosse charge mentale, étant victime de harcèlement. Vous l’aurez compris, la résilience ça a un certain intérêt !

L’entreprise résiliente ?

Une personne résiliente, vous voyez donc l’idée. Mais quid d’une entreprise résiliente ? La résilience d’une entreprise désigne sa capacité à anticiper, réagir, rebondir et prospérer malgré les perturbations et crises, qu’elles soient intérieures ou extérieures. Ça, ça nous parle chez Florès, en tant que PME ayant fait face – avec brio ! – à la crise du COVID-19 et ayant ensuite passé le difficile cap des 20 salariés.

Pour cela, le concept d’adaptation est primordial. Le contexte mondial est aujourd’hui marqué par une succession de crises (sanitaire, économique, géopolitique, climatique, …) et de révolutions (écologique, féministe, numérique). Les changements se succèdent et s’accélèrent, on évolue dans certains domaines et on régresse dans d’autres, … Bref, on peine à suivre, il faut sans cesse se réinventer. C’est là que le principe d’adaptation prend tout son sens.

Ou l’entreprise homéostatique ?

En biologie on parle d’homéostasie pour les organismes. C’est leur capacité à maintenir un équilibre interne en s’adaptant aux transformations de leur environnement externe. Les organismes ayant une bonne homéostasie sont ceux qui survivent et se développent le mieux. Pour les entreprises c’est le même principe. Une entreprise « homéostatique » va faire appel à plusieurs qualités :

  • qualité d’anticipation,
  • capacité à assurer la stabilité dans le mouvement,
  • faculté de s’ajuster avec flexibilité au changement
  • et maintien d’une bonne santé de ses composantes

Une entreprise résiliente se doit donc d’être homéostatique pour faire correctement face aux crises.

Une ou des résiliences ?

On parle souvent de la résilience mais on devrait en fait parler des résiliences. Car la résilience peut prendre de nombreuses formes. Concernant les entreprises, on peut parler de :

Résilience collective

Bien sûr, le point de départ c’est la résilience individuelle. Car on n’invente pas une entreprise résiliente sans des individus résilients ! Mais ce qui amplifie cette résilience individuelle, c’est la résilience collective. Elle se définit par la capacité des collaborateurs à travailler et faire face aux perturbations en équipe. On le dit souvent, on est plus fort ensemble ! Soutien, confiance mutuelle, communication ouverte, liberté d’expression, … Chez Florès on connaît tout ça, ce qui donne un environnement agréable et stimulant où il fait bon travailler.

Résilience organisationnelle

Gouvernance, culture d’entreprise, management des risques, gestion des ressources, … La résilience organisationnelle permet à l’entreprise de s’adapter et de passer d’une période à l’autre malgré les évènements extérieurs. C’est celle qui a permis à certaines entreprises de se réinventer pendant la crise du COVID-19. L’entreprise normande Lemoine par exemple, spécialisée dans la fabrication de coton-tige et de disques à démaquiller, qui avait transformé sa production pour fabriquer des écouvillons.

Résilience numérique

Les changements technologiques se succèdent et s’accélèrent, notamment avec l’arrivée de l’Intelligence Artificielle (IA). La résilience numérique désigne la capacité d’une entreprise à poursuivre ses activités lors d’événements inattendus. Comme par exemple les catastrophes naturelles, pannes, incidents de cybersécurité, pandémie, … C’est celle qui a amené de nombreuses personnes à utiliser le télétravail.

Comment bâtir une entreprise résiliente ?

Ok, on a donc bien compris le principe d’une entreprise résiliente, et son intérêt. Mais comment la bâtit-on ? Cela nécessite de travailler autour de différents axes.

Mieux vaut prévenir que guérir : la gestion des risques via un plan de résilience

On évite au maximum les surprises ! Elaborez des scénarios de simulation pour vous préparer à toutes les situations, les pires comme les meilleures. Identifiez les risques critiques auxquels l’entreprise pourrait être exposée et prévoyez des solutions de secours en cas de problèmes. Adaptez les ressources, mettez en places des processus de gestion de crise, planifiez la continuité des activités. Bref, soyez prêts à parer à toute éventualité.

Pour la petite image sportive : on s’échauffe bien, on s’étire, on se nourrit et s’hydrate correctement, on fait du renforcement musculaire en prévision d’une période de grosse charge et on prévoit un plan B en cas de blessure. Pour moi c’est la grimpe à un pied et le travail du haut du corps !

On s’équipe dans l’ère du temps : une infrastructure numérique de qualité

Avancée technologique oblige, une entreprise résiliente de nos jours passe forcément par une infrastructure numérique performante, adaptée et sécurisée. Chez Florès nous l’avons vite compris et c’est pour cela que nous avons développé notre outil de gestion Waïgee, qui nous a notamment aidé à passer le cap des 20 collaborateurs. Il permet de prévoir les éventuels pics d’activité, de gérer au contraire la sous-charge, d’alerter sur un besoin de soutien ou d’aide, de gérer la trésorerie, de planifier les présences au bureau, … On vous parle de gagner jusqu’à 20% de productivité ! Demandez une démo sur notre site Waïgee.

Pour l’image sportive : il n’est pas vraiment question de numérique en escalade mais un équipement de qualité et adapté, ça oui ! Différents équipements pour différentes disciplines, et des chaussons adaptés pour chaque style d’escalade : on gagne en efficacité.

On fait comme les organismes dans le monde du vivant, on « homéostase » (enfin, on s’adapte quoi) : une structure agile et modulable

L’agilité est une caractéristique essentielle pour s’adapter aux changements. Une entreprise bien organisée est une entreprise qui saura répondre rapidement et efficacement aux problématiques. Pour cela nous préconisons une certaine autonomie des équipes, des ressources à portée de main ou facilement déployables et la responsabilisation des collaborateurs.

Pour l’image sportive : pas besoin de vous faire un dessin, l’agilité en escalade on voit rapidement le bénéfice. Mais au-delà de l’aspect physique, l’agilité est aussi importante pour faire face à d’autres problématiques : un changement d’horaires ou d’ordre de passage dans une compétition, un changement de la météo lorsque l’on grimpe en extérieur, un changement de plan parce que trop de monde là où on veut aller, … Si l’on est bien organisés on saura se réadapter rapidement.

Et enfin, on cultive son jardin mais aussi – et surtout – la résilience

La culture d’entreprise est un élément crucial dans la capacité d’une entreprise à faire face aux crises. Pour une culture d’entreprise résiliente, la communication est la clé. On informe sur les problèmes éventuels, on partage les conséquences sur l’entreprise, on encourage les initiatives, on soutient les actions et on s’entraide ! La résilience collective est au cœur du sujet, l’esprit d’équipe œuvre pour la réussite de l’entreprise.

Pour l’image sportive : on connaît bien les valeurs du sport : respect, discipline, esprit d’équipe – même en escalade qui est pourtant reconnu comme un sport « individuel ». Des valeurs que l’on retrouve également en entreprise !

Bref, vous l’aurez compris, de nos jours prospérer face aux crises qui touchent les entreprises est un challenge. Mais challenge n’est pas synonyme d’impossible, bien au contraire ! Ce sont les challenges qui permettent de repousser les limites et d’avancer dans la vie, parlez-en à mes pieds 😉

Anticipation, préparation, adaptation, communication, … Tant d’éléments qui permettront de vous transformer en une entreprise résiliente, prête à affronter les problématiques qui surgissent sur son chemin. Et ainsi, transformer les perturbations en opportunités. Conflits mondiaux, pandémie, crises financières, risques écologiques, catastrophes naturelles, … Plus on grimpera haut et plus on pourra y faire face efficacement !

S.B.