Florès ...
L’urine, un engrais écologique et économique

Rassurez-vous, nous ne sommes pas tombés sur la tête. Cet article va bel et bien traiter de cela, et c’est bien issu de l’une de nos dernières études en programmation : l’urine, comme engrais à la fois écologique et économique ! 

Nous travaillons sur la programmation d’un bâtiment de recherche permettant de réaliser des expérimentations sur l’irrigation agricole sous toutes ses formes. En échangeant avec les chercheurs, il est apparu le besoin de créer des espaces de cultures expérimentaux au sein du projet architectural : murs végétaux, zone d’agriculture urbaine sur le toit. Au gré des échanges et discussions, les chercheurs nous ont parlé de leurs études en cours, et notamment de la valorisation de l’urine humaine en tant que fertilisant.

On vous en dit un peu plus

Liquide stérile, l’urine est composée à 95% d’eau et contient des quantités importantes de macroéléments requis par les plantes : l’azote, le phosphore et le potassium.

Ne serait-ce pas l’alternative idéale aux engrais de synthèse polluants, énergivores et non renouvelables ? D’autant que le phosphore est une ressource fossile amenée à s’épuiser d’ici quelques centaines d’années.

Pourquoi, alors, jeter cet engrais naturel en dépensant une chasse d’eau, pour ensuite le retraiter ? Quel gâchis d’eau et d’énergie…

Suite à la lecture d’un de leur rapport et de nos recherches sur le sujet… BANCO ! Et si on recueillait les urines du bâtiment pour fertiliser les bacs de culture urbaine sur le toit ? Le dispositif est intégré au projet !

Mise en place du dispositif

Ok, pour les hommes, c’est facile : on prévoit des urinoirs, on récolte l’urine et on irrigue les bacs de plantations sur le toit.

Mais pour les nanas, on fait comment ? Eh bien on regarde ce que font les suisses ou les suédois en la matière. Et on découvre des cuvettes à séparation dans lesquelles l’urine s’écoule à l’avant de la cuvette dans une canalisation particulière.

Nous avons même fait le déplacement à Paris ! On y a découvert, sur le site des Grands Voisins, des urinoirs féminins ergonomiques implantés au-dessus de cuves. Ainsi, il est possible de collecter l’urine et ainsi de participer au développement de la filière de récupération de cette ressource.

On est ainsi gagnant sur tous les plans :

  • On réduit l’utilisation d’eau (moins de chasse d’eau),
  • On réduit les volumes traités dans les stations d’épuration,
  • On réduit l’usage d’engrais de synthèse,
  • On dispose de cultures au top.

On le tente sur notre projet de recherche expérimentale ! Ça existe déjà sur le site des Grands Voisins et puis, pourquoi pas, à l’avenir on pourrait le proposer pour une école, une aire d’autoroute, une médiathèque…

Chez Florès, il n’y a pas de projets fous tant qu’il s’agit de faire mieux ! N’hésitez pas à nous faire part de vos idées les plus loufoques !

M.P.