Pendant longtemps, les cours de récréation étaient les grandes oubliées des programmes d’école (cf. notre article sur le sujet !). De nos jours, nous constatons de plus en plus de projets de végétalisation de cours d’école. Transformer les cours d’école en oasis de verdure, c’est offrir aux enfants bien plus qu’un décor. En effet, c’est agir concrètement pour leur bien-être, leur éducation et l’adaptation au climat. Florès vous livre ses bonnes pratiques pour réussir un projet de végétalisation durable et adapté !
Végétalisation des cours d’école : les enjeux
Les projets de végétalisation de cours d’école sontlancés pour répondre à trois enjeux principaux :
- La mise en avant de nouveaux usages pour les enfants, favorisant des espaces ludiques et pédagogiques variés
- Leur confrontation avec les réglementations et les besoins des usagers adultes (enseignants, direction, agents d’entretien…)
- Des enjeux environnementaux vis-à-vis d’espaces participant aux phénomènes d’îlots de chaleur urbains, où la présence de nature et de biodiversité est quasi inexistante.
Végétalisation des cours d’école : les bonnes pratiques
Pour réussir un projet de végétalisation de cours d’école, il faut donc avoir ces enjeux comme ligne directrice. Et comme chez Florès on aime partager nos connaissances, on vous donne 5 bonnes pratiques pour un projet durable et adapté !
1 – Réfléchir la cour comme support d’apprentissage
Un arbre planté dans une cour d’école, c’est une opportunité pour :
- Observer les saisons,
- Comprendre le cycle de l’eau,
- Apprendre à jardiner,
- Manipuler la terre, …
Le potager, les haies, les mares, les hôtels à insectes ou même les espaces pour accueillir des animaux, deviennent autant d’outils pédagogiques pour relier les enfants à leur environnement. En parlant d’animaux, on vous recommande d’ailleurs notre article sur l’utilisation des poules pour aider à la gestion des déchets de cantine !
Impliquer les élèves dans la conception et l’entretien de ces espaces permet de les responsabiliser. Ce, tout en intégrant la nature dans les projets de classe. Même un simple bac de plantation peut devenir un support d’observation, de vocabulaire et de créativité !
2 – Créer des espaces multifonctionnels et agréables
La végétation peut structurer la cour autant qu’elle la rend plus accueillante. Une haie peut délimiter une zone calme, un talus planté peut devenir un terrain de jeu, un arbre peut offrir ombre et fraîcheur tout en devenant un point de rencontre.
En variant les essences, les hauteurs et les textures, on favorise la biodiversité tout en diversifiant les ambiances. Il est aussi possible d’utiliser les plantations pour orienter les déplacements, protéger certaines zones du vent ou des regards, ou encore améliorer le confort thermique.
3 – Encourager l’inclusion et la diversité des usages
Les cours d’école traditionnelles sont souvent dominées par quelques usages bruyants ou genrés, notamment les jeux de ballon. On en parlait il y a peu dans notre article sur la fin des cours d’école genrées. En intégrant des aménagements végétalisés, on redonne de l’espace à d’autres formes d’expression : jeux libres, activités calmes, moments d’observation ou de discussion.
Un banc ombragé sous un arbre, un tipi végétal, une zone sensorielle en copeaux de bois ou un jardin partagé, sont autant d’éléments qui valorisent des comportements plus doux, favorisent la mixité et créent des lieux d’apaisement. Ce sont aussi des espaces où les enfants plus réservés trouvent leur place.
4 – Penser à la gestion dès la conception
Une cour végétalisée est vivante, donc évolutive. Pour que les aménagements tiennent dans le temps, il est essentiel de choisir des espèces robustes, locales, faciles à entretenir, et de prévoir des systèmes simples d’arrosage ou de récupération des eaux pluviales. Nous évoquions également dans un précédent article l’importance du choix des revêtements de cour pour une gestion adaptée et durable.
Associer tous les usagers de l’école (élèves, parents, personnel…) à l’entretien permet de renforcer l’appropriation collective du lieu. L’établissement d’une charte d’usage ou d’un plan de gestion saisonnier facilite la pérennité du projet.
5 – Construire un projet partagé, au-delà des murs de l’école
Dès les premières réflexions, il est précieux de concerter et faire participer les élèves, les enseignants, les parents, les agents techniques… Mais aussi les partenaires du quartier : associations, habitants, élus, etc.
La cour devient alors un espace ouvert sur son environnement, pouvant accueillir des activités en dehors du temps scolaire, et contribuant au maillage vert du quartier. Cette dynamique favorise la cohésion locale et change le regard sur l’école.
Repenser la cour d’école à travers la végétalisation, c’est transformer un espace souvent bétonné en un lieu vivant, pédagogique et apaisant. Chez Florès, nous accompagnons régulièrement les collectivités dans cette démarche : diagnostic participatif, co-construction des scénarios de réaménagement des cours, phasage, choix des végétaux, des revêtements de sol, recherche de solutions de gestion durable… Notre expérience nous permet d’adapter chaque projet aux spécificités du site et aux envies des usagers.
I.M.