La mutualisation, on vous en parlait déjà il y a quelques années. Et c’est un terme que nous évoquons souvent en programmation… Mais de quoi s’agit-il exactement ? Dans quels cas peut-on l’appliquer et pourquoi peut-elle être pertinente ? Et surtout, comment s’assurer qu’elle se passe bien ? Florès vous répond !
La mutualisation, késako ?
La mutualisation consiste à mettre en commun, partager un même espace entre des utilisateurs et/ou des usagers différents. Par exemple, la bibliothèque de l’école est souvent utilisée en salle d’accueil périscolaire avant ou après l’école. Parfois, c’est la salle à manger de la cantine qui sert pour l’aide aux devoirs ou pour des réunions.
Dans quels cas et pourquoi la mutualisation peut-elle être pertinente ?
Sans entrer dans le détail de la conjoncture actuelle, plusieurs raisons amènent à étudier les possibilités de mutualisation dans un projet :
- Le foncier disponible. Dans une zone très attractive (centre urbain, zone frontalière), que le projet concerne une construction neuve ou une restructuration / extension, le foncier est généralement très limité (car rare et/ou coût d’acquisition élevé). Quand une extension est impossible et/ou dans le cas d’une restructuration, répondre à tous les besoins en restant dans les murs est un vrai défi. La mutualisation est donc une piste pertinente à explorer.
- L’impact environnemental du projet. On y pense dès la phase de définition des besoins. En effet, chaque m² non construit allège le bilan carbone de l’opération, diminue l’imperméabilisation des sols, la perte de biodiversité, etc.
- Les coûts. Bien que nous aimerions être capables de faire plus avec moins, la réalité nous rattrape en général rapidement. Que nous considérions les investissements ou bien le fonctionnement, plus il y a de surface, plus le projet coûtera cher, à la fois à construire et à entretenir (prix des matériaux, prix de l’énergie).
Les mutualisations permettent souvent de répondre à davantage de besoins dans un même projet. Ce, car un même espace, avec l’aménagement adéquat, peut alors répondre à plusieurs usages.
L’exemple le plus parlant est peut-être le gymnase pour la pratique de l’EPS. Une seule salle, avec un multimarquage au sol, permet de pratiquer au même endroit des sports différents : handball, basketball, volleyball, badminton, …
Comment s’assurer que la mutualisation se passe bien ?
La définition des besoins est cruciale afin de s’assurer que la mutualisation se passe bien. Parfois, ce sont de petits détails qui améliorent ensuite considérablement le fonctionnement quotidien et la bonne entente entre les différents utilisateurs. Il ne s’agit pas de proposer un espace qui n’est adapté à personne, mais bien que l’espace puisse être adapté à chacun.
Pour reprendre l’exemple du gymnase, il est bien souvent utilisé en journée par des scolaires, et le soir par des associations. Les utilisateurs étant différents, le matériel l’est aussi. Il convient donc de prévoir des espaces de stockage spécifiques pour chacun. Pour une salle polyvalente, nous vous expliquions il y a quelques semaines notre démarche pour la réussir.
Nous n’y prêtons pas toujours attention, mais la mutualisation est partout autour de nous, parce qu’elle relève souvent du bon sens. En programmation, lorsque cela est pertinent, nous sommes là pour rapprocher des usages qui à première vue, peuvent sembler différents mais qui se révèlent finalement très compatibles.
Une autre dimension possible de la mutualisation consiste à prévoir des bâtiments évolutifs et réversibles, afin qu’ils soient faciles à reconfigurer. Ils pourront ainsi accueillir des usages différents au cours de leur vie, mais dans des temporalités différentes… C’était le sujet d’un autre article.
Bon à savoir, chez Florès nous disposons d’outils pour aborder cet aspect des projets, qui peut parfois crisper les utilisateurs. Nous vous expliquions d’ailleurs la méthode par consentement dans un article précédent. N’hésitez donc pas à faire appel à nous pour vos projets de mutualisation !
E.L.