Les 18 et 19 mars, Florès s’est rendu au Passibat’ 2025, le salon du bâtiment bioclimatique et de la sobriété énergétique. Un sujet qui nous intéresse énormément, on vous proposait d’ailleurs il y a peu un article sur les tenants et aboutissants de la construction passive. On vous fait notre retour d’expérience sur le salon !
Le salon Passibat’
Le salon est organisé par la Maison du Passif, l’association qui fédère et coordonne les acteurs du passif. Il constitue un point de rendez-vous et d’échanges pour les concepteurs et professionnels du bâtiment passif. Il est ouvert à tous types de publics : bureaux d’études, architectes, maitrises d’ouvrage privées ou publiques, ou encore particuliers intéressés par le passif pour leur projet de logement.
Le thème de cette année ? Le Passif au service de la Frugalité. Au programme ?
- Un projet passif d’immeuble de logements détaillé dans une exposition,
- Une série de conférences tout public,
- Un congrès de conférences techniques,
- Des exposants venus présenter leur bureau d’étude ou leurs produits compatibles avec le label Passivhaus
- Et bien d’autres !
Les conférences
Le salon proposait, réparties sur 2 jours, 14 conférences en rapport avec le thème. Les intervenants étaient pour la plupart des concepteurs (architectes, bureaux d’études) mais la métropole Rouen Normandie est également intervenue. D’autres conférences, plus généralistes, se sont tenues dans le « Studio Passibat’ », mais nous n’avons pu assister qu’au congrès.
Les retours d’expérience
La moitié des conférences portait sur des retours d’expérience, chacun avec ses problématiques spécifiques. On vous donne quelques exemples :
- Torres Architecte a présenté une banque labellisée Enerphit (rénovation), dont l’isolation était particulièrement difficile du fait de contraintes d’urbanisme et des prescriptions de l’ABF. On y a appris que les distributeurs d’argent n’étaient pas du tout étanches à l’air !
- Le BET Plan9 et Paris Architecte ont présenté la rénovation d’un collège puis d’un bâtiment de bureaux, avec les solutions mises en œuvre et des éléments de coût.
- EODD a également présenté un collège, cette fois en construction neuve, dans une zone très étroite mais surtout inondable… un casse-tête pour le choix des matériaux.
- Phi Conception, Acte2B et Carbone 64 ont décrit une problématique d’humidité dans des maisons passives tellement fraiches en été que le taux d’humidité relative y est trop important, et les pistes qu’ils étudient pour résoudre le problème.
- Enfin, Hinoki et GF Architecture ont présenté les deux plus petits projets passifs du monde : les bureaux de leurs agences, respectivement de 12 et 13m². Une très belle leçon de frugalité.
Ces retours d’expérience sont particulièrement intéressants pour notre pratique. Ils nous donnent des éléments de coûts, utiles à nos estimations financières. Mais ils nous donnent aussi une idée des problématiques que nous pourrions rencontrer sur nos études, avec des pistes pour y répondre.
Les conférences techniques
Les autres conférences portaient sur des sujets techniques très spécifiques :
- Théo Poupard (Etamine) a présenté sa thèse en cours sur l’impact des transferts d’humidité dans les parois en pisé sur le confort ressenti dans les bâtiments.
- Frank Janin (Héliasol) a expliqué pourquoi un bâtiment passif est plus confortable à inertie égale.
- Equipe Ingénierie a parlé de l’intérêt d’un système d’ECS électrique direct avec récupérateurs de chaleur sur eau grise dans un bâtiment de logements collectifs.
- Notre spécialiste du passif chez Florès a présenté le travail qu’il a mené avec 6 autres bureaux d’études (Etamine, EODD, AMOES, Inddigo, Pouget, Oasis) sur des solutions concrètes d’adaptation du bâti aux vagues de chaleur, dont vous trouverez le manifeste ici.
Ces conférences théoriques demandent un bon bagage technique. Cependant, même sans être concepteur Passif ou thermicien, elles donnent de très bons outils pour appréhender les subtilités de la labellisation.
Les exposants
Côté exposants, nous avons pu observer, entre autres :
- De belles fenêtres en triple-vitrage,
- Les modèles derniers cris de VMC double-flux compactes,
- Un récupérateur de chaleur à brancher entre une évacuation de douche et un ballon d’ECS.
Bref, le salon Passibat’ est le lieu parfait pour découvrir le label, appréhender le coût d’un projet passif ou pour approfondir ses connaissances techniques. Florès y retournera en 2026, on se voit là-bas ?
A.D.L.