Florès ...
Le réchauffement climatique, le bâtiment… et nous !

Le réchauffement climatique… On en parle tous les jours dans la presse, aux infos, entre nous. On commence à le vivre dans notre quotidien avec des périodes de canicule récurrentes, des automnes chauds, des hivers sans neige. Et, comme sans doute beaucoup d’entre vous, je me demande que faire, à mon petit niveau, au quotidien. Alors, oui, je fais un peu plus attention (sans pour autant être irréprochable !). À la gestion des déchets, à mes transports, à la lumière allumée, à l’éducation de mes enfants…

Mais j’évolue aussi professionnellement dans le monde du bâtiment. Et là, rien ne va plus. Le bâtiment en France est responsable de 25% des émissions de CO2…

A quoi correspondent ces 25 % ?

Tout d’abord, le CO2 est produit lors de la construction : fabrication des matériaux, transport, etc. La future réglementation environnementale devrait nous aider à limiter ces productions de CO2 (même si on sait que le calcul du cycle de vie reste un exercice périlleux, pas toujours simple).

La réglementation peut contraindre, mais le plus efficace ne reste-t-il pas l’engagement et la volonté des maîtres d’ouvrage et investisseurs, par l’imposition par exemple de matériaux bio sourcés ?

Ensuite, l’exploitation du bâtiment. Il faut évidemment chauffer nos bureaux, nos logements, nos hôpitaux, nos écoles. La réglementation thermique nous aide bien sûr à concevoir des bâtiments mieux isolés, avec des systèmes de production plus performants. Restent tous les bâtiments en France qui sont de véritables passoires thermiques, et à rénover. Les copropriétaires d’une petite résidence des années 60 sont-ils prêts aujourd’hui à investir sur une isolation par l’extérieur, sur le remplacement des menuiseries ?

Et le confort d’été ? Oui, il fait de plus en plus chaud. Non, nous ne pouvons pas travailler dans de bonnes conditions quand il fait plus de 30° au bureau. Non, nous ne pouvons pas dormir et nous reposer dans un appartement surchauffé. Mais le recours à la climatisation systématique est-il une solution ? Ou un cercle vicieux… On se précipite tous sur des climatiseurs mobiles, consommateurs d’énergie (des pics de production d’énergie observé dorénavant en été) et producteurs de chaleur (création d’un « îlot de chaleur urbain »).

On nous pousse également à remplacer nos vieilles chaudières par des pompes à chaleur, présentant des performances largement supérieures, mais que nous serons sans doute tentés d’utiliser en été, alors que nous aurions peut-être pu nous en passer…

Alors, que faire ?

Peut-être d’abord réfléchir à nos comportements, à la maison comme au travail… Éteindre les lumières, ouvrir les fenêtres la nuit l’été, être attentifs aux températures de consigne du chauffage, ne pas abuser de la climatisation (valable aussi dans nos voitures, et ne pas demander aux chauffeur de bus de laisser le moteur allumé pour que la température reste glaciale quand on revient de nos visites).

Et en tant que programmiste, que puis-je faire ?

Le maître mot : Anticiper.

Discuter en amont avec nos maîtrises d’ouvrage sur les enjeux. Proposer des solutions. Se fixer ensemble des objectifs. Car oui, il va faire chaud. Mais non, le rafraîchissement des locaux n’est pas une solution unique. On peut réfléchir à des solutions passives, être attentifs aux choix architecturaux (orientations des bâtiments, présence de casquettes, etc..)…

Il y a mille façons de faire, mais il faut le faire maintenant, sans plus tarder ! Nous sommes là pour en discuter ensemble ! Qu’en dites-vous ?

F.G.