Tests, expérimentations programmatiques, création et partages d’outils.

Gestion technique du bâtiment

 

 La gestion technique du bâtiment répond à plusieurs besoins :

  • Surveiller : pour maintenir les installations en état de fonctionnement pour minimiser les durées d’indisponibilité

  • Superviser : pour piloter les installations au plus près de leurs usages, connaître les fonctionnements, les consommations des équipements, les interventions à mener et celles qui ont été réalisées

  • Suivre et maîtriser l’efficacité énergétique : pour analyser dans la durée des indicateurs de consommation, adapter au plus près les fournitures aux besoins, mettre en place des améliorations énergétiques, minimiser les dépenses, mesurer les économies réalisées

 

Les enjeux environnementaux actuels, et en particulier la recherche de bâtiments toujours plus performants et économes en énergie, poussent concepteurs et maîtres d’ouvrages à imaginer des bâtiments intelligents, capables de s’adapter au plus près des usages et permettant une maitrise fine des consommations. Les systèmes de GTB/GTC offrent des solutions qui peuvent être très efficientes en la matière.

Mais ces solutions, pour être efficaces, impliquent un suivi important. Un réglage fin du système, une exploitation gérée par des personnels formés et une bonne maintenance de l’ensemble sont indispensables. De trop nombreuses GTB ne sont pas utilisées correctement, et entraînent des surcouts sans aider à faire les économies espérée.

Les systèmes de GTB présentent donc à la fois un intérêt évident, mais aussi pas mal de pièges… Prescrire une GTB est une démarche bien délicate :

  • Trop élaborée, elle présente un surcoût significatif et si le maître d’ouvrage n’est pas prêt à l’exploiter elle est inutilisée, ce qui entraine des dysfonctionnements,

  • Mal configurée ou mal réglée elle peut entrainer des surconsommations pouvant aller jusqu’à 40% voire davantage !

En fait, prescrire une GTB, c’est loin d’être automatique comme vous le découvrirez ici.

La décision du recours – ou non – à un tel système dépendra de trois critères principaux :

  • complexité et taille du bâtiment
  • volonté de gestion énergétique
  • expérience et compétences du maître d’ouvrage et des exploitants

Pour être efficace, et éviter au maximum ces obstacles, le système doit être pensé en amont du projet, et faire l’objet d’un suivi attentif depuis la programmation fonctionnelle jusqu’à la prise en main par l’exploitant. Le rôle du programmiste est alors d’aider aux choix généraux et de sensibiliser maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre aux points de vigilances et aux bonnes pratiques tout au long du projet.

Force est de constater que les programmes architecturaux et techniques sont souvent très succincts concernant les GTB. Les maîtres d’œuvre sont ainsi livrés à eux-mêmes. Le dialogue avec les utilisateurs n’est pas leur métier et le flou est parfois total concernant la répartition tâches au sein de la maîtrise d’œuvre et par conséquent des équipements dans les lots des marchés de travaux. Il est arrivé que les centrales de CVC soient incompatibles avec le protocole de la GTB. Il faut dire que les CCTP classiques sont de plus en plus en décalage avec la complexité des projets. Et aussi que peu d’AMO possèdent des trames de CCTP intégrant des missions adaptées aux GTB…

Autant dire que les conditions de réussite ne sont pas toujours réunies!

Les premiers retours d’expériences rendent perplexes au point qu’un guide RAGE a été consacré dernièrement à la Gestion Technique du Bâtiment. Ce guide, consultable ici, identifie les conditions de réussite du processus de conception, d’installation et de configuration d’une GTB. VAD en a aussi parlé .

Dans le même esprit, et en exploitant notre expérience et toutes les sources disponibles, Florès a élaboré une valise pédagogique interne visant à mettre en place les conditions de réussite d’une installation de gestion technique…

Cette ensemble d’outils comprend :

1- Une plaquette d’information

Il est en effet fondamental que le maître d’ouvrage ait en main les éléments clefs pour pouvoir prendre ses décisions en toute connaissance de causes.

2- Un guide interne d’aide à la prescription pendant la phase de programmation. Il est constitué :

  • d’outils et supports visant à identifier le niveau de complexité compatible avec l’organisation interne du maître d’ouvrage : effectifs, niveau de formation, ambitions, retour d’expérience de GTB existante, stratégie de gestion du patrimoine… Il s’agit de voir le niveau de complexité que peut efficacement gérer l’exploitant en fonction des objectifs du projet technique et architectural. Concrètement, on doit pouvoir identifier un des principes de gestion suivants :
      • Simple régulation décentralisée avec ou sans remontée web

      • GTB de suivi des consommations visant à identifier les dérives : sous comptages

      • GTB de suivi thermique global : compteurs, sous comptages et capteurs autonomes, intégration horaires

      • GTB de suivi analytique intégrant en plus : capteurs des états des systèmes (températures, marche, pression…) + gestion des automates

  • d’un référentiel de prescription de systèmes de gestion technique. En fonction du niveau de complexité optimum défini précédemment et des objectifs techniques et environnementaux du projet, ce quideline permet de fixer les grandeurs à mesures, le type de répartition et le nombre de points de mesure…
  • d’un référentiel permettant d’élaborer le programme technique correspondant.

 

3- Un outil de diagnostic d’une GTB existante.

En effet, il arrive souvent que des projets de réhabilitation prévoient une extension d’une GTB pré-existante… Or, ce n’est pas forcément faisable ni évident…

 

4- Un outil d’élaboration d’un additif au CCTP de maîtrise d’œuvre.

Il est en effet illusoire de porter un projet de GTB sans prévoir les missions de maîtrise d’œuvre indispensables. L’engagement des BET doit être prévu et décrit et ce pour les phases de conception mais surtout en réalisation, réception et pendant le temps nécessaire à la configuration et au réglage de l’installation… Ces articles s’ajoutent ou s’intègrent aux CCTP existants.

 

Avec ces outils d’information,  de diagnostic, de prescription et de cadrage des missions de maîtrise d’œuvre, le Florès Lab s’est enrichi d’un ensemble cohérent et efficace pour faire face à ce nouvel élément de complexité.