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Et si nos amies les poules pouvaient nous aider à digérer les déchets de cantine ?

poules

Savez-vous combien une poule mange de déchets organiques  en une année ? Elle se délecte d’épluchures, de légumes abîmés, du gras du jambon, des restes de plats cuisinés, et a grand appétit : un seul gallinacé mange jusqu’à 150 kg par an !

Et savez-vous quelle est la quantité de déchets produites par une école primaire ? Un élève génère en moyenne 136 g de déchets par jour, soit environ 20 kg par an. Pour une cantine d’une centaine d’enfants, 2 tonnes !

Alors, pourquoi ne pas dédier un petit bout de cour d’école à Cocotte, Poulette et Jacquote ? À elles trois, elles pourront déguster 20% des déchets organiques, permettre à nos chérubins de se questionner sur la gestion de leurs déchets, tout ça dans la joie et la bonne humeur. Et tous les jours (ou presque), les enfants pourront ramasser les œufs, précieux pour les goûters d’anniversaire !

Mais de quoi ont besoin les poules pour être heureuses ?

Un peu d’espace : 20m² d’espaces enherbés par poule. Un enclos, avec un grillage de 1.50 à 2m de haut (la poule ne vole pas bien haut, mais il faut la protéger des prédateurs, et le grillage doit être solide). Un poulailler pour passer la nuit à l’abri des courants d’air et des vents froids, avec un pondoir, un perchoir, des caisses remplies de paille. Et bien sûr, à manger. Ce sont les enfants qui auront cette charge ; nourrir les poules avec les restes du repas de midi (ce qui nécessite bien sûr un peu d’organisation pour le tri des déchets). À  cela, on ajoute un bol d’eau, et de temps en temps des céréales. Et le tour est joué !

Un projet réaliste, qui a fait ses preuves

J’entends déjà les sceptiques : « des poules dans les écoles, quelle idée bizarre et compliquée, qui gère pendant les vacances scolaires, quid de la grippe aviaire, etc… ». Pas si bizarre… pas si novateur non plus. De nombreuses écoles ont déjà tenté l’aventure, et le retour d’expérience est unanime : les élèves prennent leur rôle très au sérieux, et apprennent, se responsabilisent,  tout en s’amusant.  Un bon moyen de développer l’éco-citoyenneté ! La question de la garde doit être abordée avant le début du projet ; des solutions existent entre les associations de quartiers, les parents d’élèves, les services techniques, etc… Quant à la grippe aviaire, il faut être attentif aux contraintes réglementaires ponctuelles, en cas d’alerte dans la région.

Et le programme dans tout ça ?

Bien sûr, il est possible de lancer un projet « poules à l’école » dès lors qu’un espace vert est disponible dans la cour de récréation. Mais pourquoi ne pas proposer aussi aux maîtres d’ouvrage de réfléchir très en amont à ce type de projet, pour des futurs groupes scolaires, et d’intégrer dès le programme, des espaces spécifiques, bien aménagés, pour Cocotte, Poulette, Jacquote et leurs amies ? Sans oublier bien sûr le tri des déchets ! Et pourquoi pas d’autres projets éducatifs et complémentaires : des composteurs, la lutte contre le gaspillage, etc…

F.G.

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